En un monde parfait – Laura Kasischke

Commencé le 2 novembre 2015
Terminé le 3 janvier 2016

Jiselle, hôtesse de l’air très jolie et un peu frivole, accepte d’épouser, au grand désespoir de sa très autoritaire maman, Mark Dorn, le super beau pilote dont toutes ses collègues rêvent. Elle quitte son travail et se fait femme au foyer.

Mark est veuf et a trois enfants – feue son épouse s’étant jetée sous le bus scolaire pour éviter que son cadet s’y fasse écraser.

De par son métier, Mark voyage beaucoup, et ses trois enfants, Camilla, Sara – la gothique qui rejette Jiselle d’entrée de jeu – et Sam sont remis aux bons soins de gouvernantes qui ne restent jamais longtemps à la maison. Jiselle se demande très vite si Mark ne l’a pas épousée simplement pour faire la bonniche (c’est d’ailleurs ce que sa mère ne cesse de lui marteler). Mais il est si tendre, si passionné, si beau qu’elle met chaque fois de côté ses mauvaises pensées.

Autour d’eux, tout s’écroule peu à peu. En effet, une espèce de grippe aviaire sévit, une zoonose hémorragique baptisée grippe de Phoenix, décime la population. Tous les milieux, toutes les classes sociales, sont frappés (à commencer par Britney Spears!) et aucune solution n’est trouvée. Au départ, seuls les États-Unis d’Amérique sont touchés et sa population devient persona non grata dans le reste du monde. À la fin du livre, on apprendra que la crise est devenue mondiale.

Au départ, tout continue de fonctionner normalement. Mais progressivement, toutes les infrastructures lâchent l’une après l’autre, les hôpitaux sont débordés, les coupures d’électricité de plus en plus fréquentes, les supermarchés connaissent la pénurie, c’est la catastrophe. Pour ajouter à tout cela, Mark est retenu en quarantaine en Allemagne, et donnera des nouvelles de moins en moins souvent pour ne plus en donner du tout après quelques mois.

Mais le petit clan de Jiselle tient bon dans la maison de campagne. Son seul voisin, M. Schmidt – vieux réac survivaliste –, décède et son épouse (qui souffre d’Alzheimer) vient vivre avec eux. Jiselle extirpe sa maman de son appartement de Chicago – à moitié détruite par les émeutes et les gangs – pour la ramener chez elle.

Tout le monde apprend à vivre ensemble, sans électricité et en se rationnant. Sara devient gentille avec Jiselle, la maman se radoucit, Camilla est enceinte de son Bobby – mort de la grippe depuis – et le cocon tient bon dans le monde qui part en sucette et qui retourne à la vie sauvage.

En fait, il ne se passe pas grand-chose dans ce bouquin. Par contre, c’est bien écrit et il y a une ambiance qui nous hante même après la fermeture du bouquin. Le personnage de Jiselle semble flotter au-dessus de la réalité et les événements glissent sur elle, si bien qu’on se demande si ce qui arrive est réel ou si on est plongé dans un mauvais rêve. On se sent un peu comme Bruce Willis dans Le Sixième sens, si je puis résumer ainsi.

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